« C’est Mozart, vous aimez ? – Oui, c’est lequel ? – Le… Dernier »

Les chroniques de la torpeur – Pt. 1

 

Un mercredi d’octobre,

Je commence à écrire ça maintenant car un jour, peut-être, cela me servira témoignage sur ce qu’était ma vie à ce moment.

L’automne est bien là, il fait plutôt chaud encore et j’ignore à quel point le réchauffement climatique touche notre jolie planète bleue, mais ce que je sais, c’est qu’il est bien présent, des crues comme on ne pensait en voir qu’en Asie surviennent dans notre Sud bien aimé.

Bref, pourquoi parler de l’automne si ce n’est pour évoquer son aspect mélancolique et un peu dramatique. Le fait est qu’en ce moment ma plume caresse davantage le papier que ma bouche ne se pose sur la peau d’autrui.

A mesure que le temps passe mon envie de fiction ne se retrouve plus dans mes yeux, ni même dans mes mains, je me retrouve à regarder les feuilles aux teintes brunes glisser sur les routes, s’échouer sur les cheveux de jeunes femmes dont les rêves meurent en même que l’emprise de l’automne sur le temps.

J’entends déjà les vagues et les courants venir s’échouer le phare des pensées humides qui abondent dans nos têtes, là où devraient séjourner les souvenirs d’escapades, tout de laine vêtus, nous sommes au final, tels les souffles qui viennent se perdre dans les cous de nos amants : éphémères, frissonnants, quoi que suspendus dans l’intensité de vivre chaque moment comme si le suivant allait nous coûter notre place au Paradis.

Dès lors, l’acceptation de soi devient un jeu dont nos seules limites sont notre éducation.

J’ai précédemment dit que l’on s’empêchait toute honnêteté les uns envers les autres, seulement je ne pensais pas adapter ce principe à mon égard. Quelle ironie quand je m’aperçois que ce que je condamne est précisément ce qui me pousse à gribouiller sur mon cahier entre deux pauses.

La morale de tout ça ? L’automne nous rappelle à tous notre fragilité ainsi que notre volonté à nous sentir au dessus de tout, on se sent invincible, prêt à dire « non » quand cela nous chante alors qu’en réalité la spontanéité qui nous plaisait est comme ces averses qui nous transpercent : rien de plus qu’un lointain souvenir dès lors que la suivante se manifeste avec plus d’intensité.

 

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« Seul un ninja peut tuer un autre ninja »

Bonsoir jeunes gens, jeunes enculés, vieux tas de merde…

Tu sens le sel déjà au bout de deux lignes ?

 

Non ? Moi non plus, ne vous en faites pas. Je suis dans un esprit un peu contradictoire en ce moment, je suis partagé entre le désir profond de m’enfiler mille cachetons d’exta et de partir en vrille et l’envie de me préserver et de travailler sur ma patience sauf qu’en ce moment ce n’est pas réellement évident de se contrôler quand je vois ce que je vois et ce que j’entends.

On ne va pas structurer les choses ici, ma vie est à l’image de ce blog et du rythme de publication : chaotique.

 

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Sans transition.

 

J’ai de l’inspiration mais aucune patience ce soir, la solution ? J’en ai aucune.

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J’avais commencé à écrire quelque chose mais c’était un peu pompeux et je me respecte trop pour vous faire lire ça.

J’aurais adoré vous raconter la fois où j’ai imaginé une romance psychotique qui se déroule en Italie.

Je me suis toujours demandé si mes excursions juvéniles auraient, à un moment donné, une quelconque importance dans ma vie ou dans ma façon de m’exprimer, je découvre aujourd’hui que la possibilité de me laisser aller à vous raconter mes rêves pourrait passer pour un aveu de complet délire, déilre compris uniquement par moi et interprété par vous de manière complètement personnelle.

J’ai redécouvert il y a peu, en fouillant dans mes affaires, des lettres manuscrites, l’une d’elles, appartenait à une fille pour qui j’aurais fait des conneries à n’en plus finir, même si dans le fond, comme toutes nos relations « juvéniles », celle-ci était une connerie également.

Le contenu de la lettre me demanderez-vous ? Une rupture, une lettre de rupture, mais lue avec le regard d’un homme et non plus d’un adolescent, ça vous change une perspective.

Lorsque j’avais 17/18 ans, j’ai fait la connaissance de deux personnes, deux filles, deux doses de LSD bien vivantes, deux filles qui rendaient mes week-end à la fois interminables mais en même temps complètement ingérables. J’ai goûté au suc de la vie bien plus qu’au dégoût des autres à cette période, j’ai goûté aux paroles de n’importe quelle chanson de stoner rock des nineties qui dirait « I can taste sound, I can hear colors » auprès de ces deux nanas, j’ai goûté aux complexes que je nourris maintenant quand je couche avec une fille. Au final, croyez-le, dans l’intensité de cette jeune vie et de ces jeunes corps il n’y avait pas la place pour l’enseignement, seulement pour ce qui fait que la vie nous est précieuse : l’amour.

 

Bonne chance à tous.

 

(La personne qui trouve d’où provient ma citation de titre, je lui offre une boite de Leonidas ou une bière, au choix)

 

10 pts pour ta grosse daronne

« Il dit qu’il voit pas le rapport »

Salut à tous, je commence cet article par un petit hommage discret à Charles Aznavour qui aura accompagné mes repas de famille durant certaines années de ma jeune vie. Repose en paix, grâce à toi j’ai pu m’imaginer autre part que dans ces soirées.

 

Ce ne sera pas long comme article, non pas car nous sommes samedi soir et que j’ai un plan de prévu (je suis dans mon canapé, un plaid sur le dos et mon thé à côté de moi, avouez que vous aussi ça vous tente), non, ça ne sera pas long car je ne sais pas si les quelques messages que je vais adresser au cours des prochaines minutes vont trouver preneur.

SANS TRANSITION

 

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Savez vous ce que sont les «Honest Trailers» ?

Pour ceux qui l’ignorent, ce sont les bandes annonces des films vues au premier degré, et réinterprétées en étant froides et justement «honnêtes». Pourquoi je vous parle de ça me direz-vous ?

Tout simplement car je me suis dit « merde, pourquoi ne pas moi aussi donner une version «honest trailer» de la personne que je suis (et éventuellement de la personne que vous êtes, si le cœur vous en dit) ».

Comment mettre en page ça correctement ?

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Scène 1 – Plan serré – travelling arrière – courte focale :

– On se demande souvent comment faire pour réussir à séduire son prochain, beaucoup vous diront qu’il vous faut juste être « authentique », mais qu’est-ce que l’authenticité quand on se contente tous de paraître ? Tentons l’expérience, ça peut être amusant.

Un jazz lancinant se produit en arrière-plan 

Vous voyez vous à la table de la personne que vous convoitez/avec qui vous êtes et lui annoncer ouvertement de but en blanc les raisons pour lesquelles vous avez osé lui adresser la parole ?

Je vais vous raconter une anecdote qui m’est arrivé récemment, j’ai moi même tenté cette expérience (Ok, ça s’est super mal passé, la fille en question n’était pas réceptive, je suis rentré chez moi, je me suis masturbé, j’ai pris ma douche, j’ai pris conscience de ce que c’était que de se prendre un vent pour la première fois de ma vie et je me suis couché).

On devait être début juillet, pendant la Coupe du Monde, j’étais en vacances depuis quelques jours lorsque j’ai proposé d’aller boire un verre avec une jeune femme avec qui le courant passait pas mal sur Tinder, pour deux raisons, je me sentais un peu seul et il était temps que je me remette dans le bain, du moins, c’est ce que je laissais entendre à tout le monde.

Quoi qu’il en soit, le rendez-vous est pris pour un jeudi en fin de journée, il faisait beau et assez chaud, j’opte donc pour le combo slim noir/chemise blanche, l’équipement parfait du mec de droite (les blagues politiques de mauvais goût, c’est ici), on aurait dit Manuel Valls avant qu’il ne retourne sa veste pour une énième fois. Paradoxalement, même si j’ai assez confiance en mon charme, je reconnais qu’à chaque fois que je vais à un rencard, j’ai autant d’appréhension que si je repassais ma soutenance, c’est dire l’état du mec.

J’arrive à l’avance car je veux pas me faire tailler, la fille arrive en retard, soit, je me dis « putain, ça commence mal ». On se fait la bise, on s’échange des banalités, sur l’âge, elle me vanne sur les vacances, je veux pas la vexer du coup je la vanne pas sur son humour affreux (pro tip les gars). On se rend donc au bar, je lui propose un bar à bières ou un bar à mojito tenu par un mec qui, lui est visiblement de gauche… Je vous laisse imaginer quel a été son choix.

On s’assoit donc en terrasse, la commande prise (un mojito à la violette, les bons bails), on commence à papoter, je lui demande ce qu’elle pense de la Coup du Monde, elle me dit qu’elle s’intéresse pas trop à ça tout en regardant son téléphone toutes les deux minutes. C’est là que j’ai compris, après cinq minutes de date, que ça n’irait pas là où je l’avais imaginé. Du coup, plutôt que de boire mon verre comme un voleur et de me barrer tout de suite, j’ai décidé de mettre à profit le temps de la boisson pour lui poser des questions super indiscrètes et lui répondre avec le moins de tact possible. La conclusion à tout ça est la suivante : si un jour, je vous propose un verre et que vous montrez des signes d’intérêts non partagés (c’est une formule polie pour dire que vous vous faites giga chier), ne faites pas comme cette fille et n’inventez pas une excuse pour vous barrer, sérieusement, au nom de tous les dates de merde de l’univers, dites honnêtement à la personne avec qui vous êtes à ce moment la vérité ou même pire, une méchanceté bien sentie du genre : « t’es différent des photos, je te voyais vraiment plus grand », vous verrez ça soulage.

Vous voulez savoir comment ça s’est conclu ?

Au moment de lui dire au revoir, je lui ai élégamment glissé un subtil : « c’était quand même assez mauvais, non ? »

 

Bref, si vous avez des suggestions de sujets qui vous plaisent, une voiture à vendre, besoin de parler, envie d’insulter des maxi daronnes dans un langage qui n’est pas le votre habituellement, ça se passe en commentaire, n’hésitez pas à me faire part de vos rendez vous les plus merdiques, on se consolera en faisant un top 5 si vous le voulez.

« C’est une bonne situation ça : scribe ? »

Voilà bien cinq ans que j’ai créé ce blog, la plupart du temps cela me permettait de me lâcher sur mon ex petite amie (sans rancune ma grande), mais voilà, toutes les mauvaises choses ont une fin et j’ai tendance à me dire que je pourrais mettre tout mon temps libre dans quelque chose de plus profond que ce que je fais en ce moment et remettre au goût du jour mon envie d’écrire sur un support qui m’appartient et qui n’est pas limité par 140 caractères.

Il y a peu de ponctuation et peu de mots susceptibles de me convaincre que le français n’est pas la plus belle langue du monde.

 

 

Après des mois de lecture et d’intense questionnement au sujet de ma personne, je pense que je suis enfin prêt à m’exprimer sur les choses qui me plaisent dans ce bas monde.

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Étant moi même un peu attardé sur les bords – n’ayons pas peur des mots – je constate encore aujourd’hui quand j’écris ces quelques lignes que mes contemporains masculins ont toujours du mal à considérer les femmes comme un égal.

Je m’explique, je ne me considère pas comme étant un grand défenseur de la cause féministe, tout simplement car Twitter a donné la parole à un nombre incalculable de débiles et d’opportunistes de tous horizons et que le féminisme n’est – et ne sera – jamais ce pour quoi il a été conçu. L’apparition tous les jours d’un nouvel amoncellement de propos toujours plus poussifs et toujours excessifs devient tout sauf  utile et pertinent pour les personnes qui militent dans l’ombre. Sachez jeune gens qu’un « hashtag » ne fera jamais avancer les choses.

Bref, pour quelle raison je raconte ça ? Je m’explique, il y a de ça quelques jours, j’étais en train de discuter avec des amis sur Discord lorsque mon canal s’est vu envahir par un groupe de mecs que je ne connaissais pas plus que ça (des amis d’amis, dirons nous) et alors là, le plus gros ramassis de discussions de PMU a commencé à doucement caresser mes oreilles sensibles. Vous savez ? Ce genre de discussions tenues par des mecs qui n’ont certainement pas dû adresser la parole à une femme depuis le moyen âge. Des giga prises de paroles à base de : « Ouais de toute façon on veut absolument féminiser la société« , « Les mecs violés, ça existe aussi, je vois pas pourquoi on en parle moins dans les campagnes de sensibilisation« … On ne fera pas l’effort de répondre ici, mais BORDEL DE MERDE, ce qui est évident c’est que la notion d’humanité est, au même titre que le respect et la vie privée, quelque chose qui comme les tigres est en voie d’extinction.

(La conversation a dérivé sur la peine de mort ensuite… Je suis un peu plus mort à chaque instant qui m’ont fait rester dans cette conversation)

 

Du coup, la question que je me pose à un moment est la suivante : à quel moment a-t-on arrêté de nous comporter comme des gens civilisés et respectueux pour devenir des animaux ?